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ALGER- Les résultats obtenus par les athlètes algériens aux jeux Olympiques de Rio (5-21 août) sont "très satisfaisants" a assuré le chef de la mission algérienne au Brésil, Amar Brahmia, lors d'une conférence de presse tenue lundi à Alger.

"Nous sommes rentrés de Rio il y'a à peine quatre jours et on n'a pas encore eu le temps de dresser notre bilan. Mais on peut tout de même dire que les résultats obtenus sont très satisfaisants" a assuré Brahmia au siège du Comité olympique et sportif algérien (COA).

L'Algérie a décroché deux médailles d'argent à Rio, par Taoufik Makhloufi sur 800m et 1500m, et grâce auxquelles elle a terminé à la 62e place du classement général.

"Personnellement, je considère que c'est une très bonne performance" a insisté le chef de la mission algérienne à Rio, arguant du fait que "des pays beaucoup mieux lotis que l'Algérie n'ont pas réussi à faire mieux".

Brahmia s'est dit "conscient que l'opinion publique n'est pas entièrement du même avis" que lui, car considérant que "Les Verts" auraient peut-être "mieux faire", en décrochant notamment deux ou trois médailles d'or, grâce à l'athlétisme et la boxe, mais il a réitéré sa satisfaction personnelle quant aux deux médailles d'argent, décrochées par Makhloufi.

"C'est l'éternelle histoire du verre, que certains voient à moitié plein alors que d'autres le considèrent à moitié vide. Personnellement, je trouve que c'est une très bonne chose que l'Algérie ait devancé 140 pays au tableau des médailles. Cela dit, les gens ont le droit de penser autre chose" a-t-il précisé dans une salle archicomble, qui probablement n'avait jamais fait le plein comme ce lundi, tellement les journalistes étaient nombreux à y assister.

"Notre principale satisfaction est d'avoir donné une bonne image de l'Algérie, du début à la fin de ces olympiades. Ce qui n'a pas été le cas pour tout le monde, car certains pays participants ont vu leur réputation sérieusement égratignée par des scandales" a insisté Brahmia.

"Même le premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, et le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. El Hadi Ould-Ali, se sont dits satisfaits des résultats obtenus, car le plus important à leurs yeux était que l'Algérie donne et laisse une bonne image d'elle à Rio" a-t-il appuyé ses dires.

Brahmia a reconnu l'existence de "certaines lacunes", mais d'après lui "le parfait n'existe pas" ajoutant que "c'est en tirant les bons enseignements des erreurs passées qu'on pourra se corriger et se perfectionner, pour devenir meilleur" à l'avenir.

Brahmia réfute les accusations de certains athlètes

Par ailleurs, le chef de la mission algérienne au Brésil pendant les jeux Olympiques de Rio, Amar Brahmia, accusé par certains d'athlètes d'avoir "failli à ses devoirs" envers eux, a apporté un démenti catégorique à ces allégations lors d'une conférence de presse, tenue lundi matin à Alger.

"Les choses dont j'ai été accusé sont entièrement fausses et si elles ont pris une telle ampleur, c'est juste parce que des gens manipulés les ont massivement reprises avant même d'avoir confirmé leur véracité" a commencé par expliquer Brahmia devant une foule de journalistes au siège du Comité Olympique et sportif algérien.

Le double médaillé d'argent sur 800m et 1500m à Rio, Taoufik Makhloufi, et le décathlonien Larbi Bourrada, 5e aux JO2016, ont en effet porté des accusations contre leur chef de mission, auquel ils avaient fait de sérieux reproches, entre autres en termes de "considération pour les athlètes" et de "manquement dans l'attribution des moyens de préparation".

"Je ne veux pas entrer en polémique avec les athlètes. Donc, j'éviterai d'être trop explicite concernant les noms et les chiffres" a annoncé Brahmia avant d'affirmer que "tout" ce qu'il pouvait dire, est que ces "allégations sont entièrement fausses" en appelant "les personnes qui continuent à soutenir le contraire à apporter les preuves" de sa culpabilité.

Brahmia a mis les sorties médiatiques de Makhloufi, Bourrada et de certains autres athlètes sur le dos de "la pression" et de leur "incapacité à assumer l'échec" devant le peuple algérien et ses hauts responsables.

"C'est très dur pour l'athlète de se retrouver face à une caméra et d'annoncer à toute une nation, qui croyait en lui, qu'il a été moins bon que ce qu'il avait promis. J'étais moi-même un athlète par le passé et je sais parfaitement ce que je dis. D'ailleurs, même moi j'essayais de sauver ma tête en rejetant la responsabilité sur quelqu'un d'autre, exactement comme l'ont fait certains à Rio" a commencé par révéler Brahmia.

"Interpellés à chaud, certains athlètes ont essayé de justifier l'échec par la première chose qui leur était passée par la tête. Après quoi, les choses se sont amplifiées, ce qui a fini par donner lieu à cette polémique" a affirmé le chef de la mission algérienne à Rio.

Brahmia a affirmé que "le COA s'est appliqué à satisfaire toutes les exigences des athlètes pendant la préparation des JO de Rio", exactement comme les pouvoirs publics l'avaient recommandé.

Le chef de la mission algérienne au Brésil a cependant tenu à préciser que "l'attribution des moyens de préparation s'est faite de manière rigoureuse par souci de ne pas gaspiller l'argent de l'Etat".

Pour illustrer ses dires, Brahmia a cité l'exemple de l'hébergement, affirmant que "si un athlète réclament 150 euros pour une chambre d'hôtel lors d'un stage à l'étranger et qu'après vérification du COA, on se rend compte que cette chambre ne coûte finalement que 100 euros, alors on lui donne 100 euros et non 150" a-t-il indiqué.

Brahmia a en effet évoqué des "tentatives de surfacturation" ajoutant que ce sont uniquement "les différences de prix les plus exagérées qui ont été refusées" aux athlètes.

Interrogé concernant les familles des officiels, dont la sienne, qui avaient accompagné la mission algérienne à Rio, Brahmia a là encore affirmé "qu'aucun centime n'a été puisé dans l'argent du contribuable".

Pour ce qui du vol spécial affrété par la compagnie Air Algérie pour le déplacement des "Verts" à Rio et qui aurait coûté nettement plus cher que si le voyage s'était fait autrement, Brahmia a affirmé qu'en vérité, c'était "l'option la plus intéressante", car elle était la seule à allier "l'aspect économique au confort des athlètes".

D'après le chef de la mission algérienne à Rio "un billet d'avion pour le Brésil à cette période de l'année coûte en moyenne 27 millions de centimes. Donc, quand vous faites le compte, le tarif avec lequel nous avons voyagé est très intéressant" a-t-il assuré.

Brahmia a reconnu que certaines compagnies étrangères proposaient des billets d'avion à un prix légèrement plus bas, mais d'après lui "la délégation algérienne aurait d'abord dû se rendre dans le Golf avant de rallier Rio. Ce qui aurait été éreintant pour les athlètes alors que nous, on cherchait à les mettre dans les meilleures conditions possibles avant la compétition" a-t-il affirmé.APS